Vidéos à 360 degrés : une nouvelle façon de raconter une histoire

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Depuis quelques années se développent de nouvelles manières de raconter des histoires.

A travers les casques de réalité virtuelle par exemple, pour s’immerger pleinement dans le film ou le jeu. Ou bien grâce aux vidéos 360 degrés, c’est-à-dire des œuvres dans lesquels on peut naviguer.

Le dernier exemple que j’ai vu est Pearl, réalisé par Patrick Osborne, qui avait déjà réalisé Feast chez Disney en 2014.

Auparavant un autre projet lancé par Google avait fait parlé de cette utilisation des nouvelles technologies pour les films d’animation notamment : le court-métrage Duet, réalisé par le maître Glen Keane en personne.

Ce making of vous permettra de mieux comprendre la façon de créer ce genre d’œuvre d’un nouveau genre. Vous remarquerez que l’état d’esprit est le même que pour un film « traditionnel ».

La technologie ne reste qu’un outil pour raconter une histoire, un biais, pas une fin en soi.

Ces créations m’enthousiasment beaucoup car c’est grâce à des artistes très compétents comme Glean Keane ou Patrick Osborne, qui s’associent aux ingénieurs derrière ces innovations, que ces technologies peuvent atteindre un nouveau niveau de crédibilité.

Ce sont des preuves de leur puissance en tant qu’outil de narration, et je pense que cette façon de raconter, de placer le spectateur réellement dans l’histoire, va se développer pour devenir une partie de notre quotidien. Comme l’ont fait les autres médiums, d’ailleurs.

En tant que créatif ce genre de films me fait rêver. Et bien évidemment les possibilités offertes par ces outils (dès aujourd’hui ou ce qu’ils permettront de faire demain) sont de superbes opportunités pour créer nos images, raconter nos histoires, d’une nouvelle manière.

Si je veux écrire à ce sujet c’est pour deux choses.

Déjà pour partager ces œuvres avec vous, si vous ne les connaissez pas encore, donc pour vous inspirer.

John Lasster

Mais aussi pour vous faire comprendre que la technologie est un outil au service du créateur.

Et John Lasseter l’a dit très justement :
« L’art défie la technologie, et la technologie inspire l’art. »

Servez-vous de ces outils comme une nouvelle force pour votre narration.

Il faut concevoir les projets selon l’histoire à raconter, évidemment, mais aussi prendre en compte les spécificités du médium que nous voulons utiliser.

Et d’ailleurs le médium utilisé doit provenir d’un choix conscient, avec une raison particulière qui justifie l’utilisation de telle ou telle technique.

En tout cas c’est très inspirant, et ça donne beaucoup d’idées pour la suite.

C’est à nous de montrer tout ce qu’il est possible de faire pour raconter des histoires.

 

Les logiciels libres et gratuits que j’utilise

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Les logiciels libres et gratuits m’ont toujours intéressé. Déjà parce que… ils sont gratuits, c’est une composante importante, évidemment.

Mais aussi par tout ce que ça implique : le plus souvent une communauté s’investit grandement dans la création de ces outils, dans leur partage, font en sorte de prouver chaque jour de quoi ils sont capables en tant qu’outil de travail;

Le gratuit peut encore avoir une aura de « moins bien ». Il nécessite parfois plus que les autres de « faire ses preuves ».

Et au fil du temps les outils se sont perfectionnés, des réalisations incroyables ont parfois été conçues avec (je pense aux OpenMovies de la Blender Foundation, par exemple), et le partage est de plus en plus important.

Pourquoi est-ce que je dis tout ça ?

Parce que j’ai décidé de travailler principalement sur des outils libres et gratuits pour créer mon contenu. Pour la création d’images, de documents, de montage vidéo…

Alors voici les solutions que j’utilise aujourd’hui et sur lesquels je me forme.

  Pour comblender_logomencer Blender, que je connais depuis quelques années puisque je l’ai découvert et utilisé pour la première fois au collège.

C’est un logiciel extrêmement complet, et même sans l’avoir utilisé intensivement j’ai vu son évolution, qui est assez incroyable.

Avec Blender on peut :
modéliser
– animer
– faire du compositing (c’est-à-dire superposer les éléments pour créer une image finalisée)
– faire du montage vidéo
– l’utiliser en tant que moteur de jeu vidéo
-…

Je l’utilise pour faire le montage de mes vidéos depuis peu.

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En complément, pour travailler l’audio, j’utilise Audacity, qui permet d’appliquer de nombreux effets pour améliorer ses pistes sonores, ou les moduler, par exemple.

 

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Gimp
est une alternative connue à Photoshop. Je l’utilise pour dessiner parfois, et surtout pour réaliser les miniatures de mes vidéos ou faire de la retouche d’image (pour améliorer mes photographies, par exemple).

 

krita_logoPour dessiner et peindre je me mets à Krita, qui est déjà très performant et promet de très belles choses pour les versions futures. Je ne l’ai connu que très récemment et je n’ai pas encore beaucoup pratiqué, c’est l’un de mes objectifs pour les semaines/mois à venir.

 

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Pour les images vectorielles j’ai téléchargé Inkscape, que je n’ai pas encore pris le temps de tester (il faut dire que j’utilise assez peu ce type d’images).

 

scribus_logoPour créer des documents, les mettre en page, j’utilise Scribus. Pour le coup je n’en avais jamais entendu parler il y a encore deux semaines. C’est une très bonne solution, pas forcement très intuitive à prendre en main au départ, avec assez peu de raccourcis claviers (j’ai l’impression, du moins, je n’ai peut-être pas encore les bonnes habitudes).

Entre autres OpenOffice pour le traitement de texte, VLC pour lire sons et vidéos ou encore Komodo pour éditer du code HTML, j’utilise le logiciel Open Broadcaster Software (ou OBS) pour faire des captures d’écrans vidéos de mes créations, lors de tutoriels par exemple.

  Je ne rentre pas dans les détails ici, c’est simplement pour vous présenter brièvement la panoplie d’outils libres et gratuits que vous pouvez trouver. Dans la vidéo ci-dessus vous voyez d’ailleurs que j’utilise Photoshop, sur lequel je me suis formé également puisque c’est un outil très répandu.

Peut-être que vous ne connaissiez pas certaines de ces solutions et qu’elles peuvent grandement vous aider !

Avant de finir je voulais préciser aussi que ces solutions me permettent de mieux réfléchir à ce que j’utilise.

Ce sont des propositions qui permettent d’avoir d’autres choix et qui ont une façon de penser intéressante, en fonctionnant par exemple avec du financement participatif, du don…
Qui sont des aspects qui m’intéressent aussi.

Et ce qui est cool c’est justement ce choix : on peut utiliser ce qui nous plaît le plus, ce qui nous correspond, libre ou pas, gratuit ou pas…

L’important étant ce qu’on crée avec l’outil et pas l’outil lui-même.

Si vous connaissez d’autres logiciels, ou services, qui vous servent régulièrement, libres et gratuits ou non, ça peut être intéressant d’en discuter ici et de propager le message !

Réveillez-vous motivé !

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Dans nos journées il y a des moments où nous sommes plus productifs, plus énergiques, plus motivés… C’est d’ailleurs très important de savoir les reconnaître pour être le plus efficace avec seulement les efforts nécessaires.

Et je pense que le matin est un des moments les plus importants pour la motivation. Il peut aussi être le moment où vous avancez le plus vers votre objectif.

C’est aussi l’heure où vous pouvez faire en sorte d’être motivé, boosté à bloc, pour la journée.

Le moment de vous rappeler ce qui vous pousse à créer, à partager ce que vous dessinez ou écrivez.

Bobby Chiu a diffusé récemment cette vidéo, dans laquelle il revient sur quelques manières de rester motivé et d’avoir l’énergie et l’envie de créer dès le matin, jour après jour.

Voici l’essentiel que je retire de cette vidéo.

1 – Préparez-vous la veille

Faites en sorte de ne pas avoir d’effort à faire avant de vous lancer. Lorsque vous vous réveillez, vos affaires sont déjà disposées sur votre bureau et tout est prêt.

Vous pouvez aussi commencez votre création et la laisser en suspens jusqu’au lendemain, pour être directement dans un flux de production.

2 – Ne vous posez pas trop de questions

Oui, mais je préfère dormir. Est-ce que c’est si pressé ? Je peux dessiner plus tard, non ?

Non.

Pas d’excuse, lancez-vous sans attendre. Démarrez maintenant. Au moins 2 minutes. Et comme le dit Bobby le plus souvent vous allez continuer et faire davantage que ce premier pas.

3 – Le temps s’écoule

Demandez-vous combien de livres, combien de films, combien d’œuvres vous pouvez créer dans les années qu’il vous reste en tant qu’artiste (le plus souvent toutes les années de votre vie, finalement).

Rendez-vous compte que vous ne pouvez pas vous dire « Je vais attendre avant de m’y mettre ». Si vous avez cette envie, cette passion, commencez à travailler aujourd’hui pour cet objectif.

Éliminez ce qui ne vous apporte pas quelque chose de bon dans votre vie.

Concentrez-vous sur l’essentiel et faites-le bien.

4 – Visualisez vos objectifs

Souvent nos buts sont définis, mais nous ne les visualisons pas assez précisément.

Imaginez-vous regardant votre film dans une salle de cinéma, avoir votre livre finalisé entre vos mains, présenter votre projet durant une conférence, marcher autour de vos oeuvres dans votre exposition…

Il faut les rendre tangibles, le plus concret possible. Vous y êtes, le but est atteint. Comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Je tenais à transmettre ce message, à partager tous les conseils de Bobby Chiu, puisque c’est un artiste accompli qui parle de son expérience. C’est une grande source d’inspiration pour moi, puisqu’il fait partie des personnes que j’écoute presque tous les jours.

Est-ce que ces conseils vous inspirent ? Avez-vous des manières particulières de vous motiver ?

Dans tous les cas restez motivés, soyez créatifs et produisez.

Et pour finir, un petit exemple de routine matinal que j’ai mise en place, dans une vidéo publiée il y a quelques temps :

Développez votre identité de créateur

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Lorsque vous créez du contenu, l’un des points les plus importants est de faire en sorte que le spectateur/lecteur se souvienne de qui vous êtes et de ce que vous faites.

Votre identité va passer par l’aspect visuel, l’aspect sonore, votre manière de créer et d’être…Le tout pour marquer l’esprit de ceux qui vous suivent, et surtout de ceux qui ne vous suivent pas encore.

Dans cette vidéo je reviens sur plusieurs points, particulièrement sur l’aspect extérieur de mon contenu vidéo. Je vous explique pas à pas comment j’ai mis en place une identité simple qui revient dans tout ce que je publie.

Voici les deux questions que vous devez vous poser en premier lieu :

Quel est le but de votre contenu ? Quelle est la valeur que celui-ci apporte ?

C’est la base de votre identité en tant que créateur, vous devez définir ce que vous voulez partager, et ensuite vous demander comment vous aller propager votre message.

Vous allez noter vos principes, ce qui compte pour vous. Les différentes valeurs que vous avez, qui seront vos guides et que vous ne transgresserez pas (votre choix vis à vis de la publicité, par exemple).

Une identité cohérente

L’un des moyens efficaces est de trouver une phrase simple qui met en avant vos valeurs et votre objectif. Après plusieurs essais infructueux, j’en suis arrivé à cette phrase :

Créez vos images et racontez vos histoires.

Trouvez des éléments caractéristiques :
– Des animations particulières
– Votre style d’écriture/de montage
– Le ton de votre voix
– Votre look (ou celui de votre personnage)
– Des bruitages/musiques récurrents

Dans mon cas j’ai notamment décidé d’avoir deux éléments simples :

  • Une police de caractère récurrente, avec Segoe UI.
  • Une couleur récurrente avec le bleu clair (qui a certainement un nom spécifique mais je vais l’appeler bleu clair)

J’ai choisi de rester simple et sobre, pour être le plus compréhensible et marquant possible.

Les deux ennemis de la création d’images, selon Francis Glebas dans le livre génial Directing the Story, sont l’ennui et la confusion.

Vous devez éviter de présenter trop d’éléments, de les accumuler, car faire le point sur l’essentiel est ensuite difficile pour le spectateur ou le lecteur. Et il va plus facilement décrocher.

La couleur que j’utilise est également récurrente sur les différents médias, dans les images de couverture, les bannières,… dans lesquelles j’ajoute la phrase définissant le message.

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Un autre point à développer peut être un logo, un avatar, ou un autre élément visuel reconnaissable et récurrent.

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Il ne faut pas forcement chercher quelque chose de complexe et étoffé : une forme simple avec mes initiales font un logo correct, qui correspond à l’identité du reste de mon message.

Demandez-vous comment être efficace, percutant. Et comment faire en sorte qu’on se souvienne de vous.

Et justement, vous pouvez être un acteur majeur de votre message.

 

Le Personal Branding

Ce terme particulier de « marketing personnel » est de plus en plus utilisé sur Internet. Puisque lorsque vous créez et publiez du contenu, notamment si vous apparaissez directement, vous faites partie de cette identité de contenu.

Vous n’allez pas vous présenter en tant que membre d’une entreprise en particulier, d’un studio défini. Vous pouvez vous présenter avec votre nom (le vrai ou pas, selon vos choix) et devenir ainsi une personne, et pas un représentant d’une entité.

Dites-vous que vous pouvez faire en sorte de mettre en avant certains traits de votre personnalité, ou de celle de votre personnage. Vos spectateurs/lecteurs ne viendront pas seulement pour le fond, pour ce que vous expliquez, mais aussi pour avoir votre avis spécifique sur ce sujet.

Votre manière de parler, d’expliquer, de raconter, fait partie de la valeur que vous apportez.

Soyez vous-même dans votre contenu, ou en tout cas soyez cohérent avec votre message (que ce soit vous ou le personnage que vous créez).

Le fait d’être comme dans la vie peut-être une bonne chose :  vous n’avez pas à vous forcer et vous nouerez une relation certainement plus directe avec votre audience.

Le plus important c’est d’être cohérent.

Et d’être régulièrement présent.

Toutes ces questions sont importantes, vous pouvez vous pencher dessus dès vos premières créations et votre premier article/première vidéo/première image.

Vous pourrez bien sûr faire évoluer ces différents aspects au fil du temps, avec la pratique et l’expérience. Votre message va s’affiner, être de plus en plus clair, et votre manière de le diffuser sera de plus en plus efficace.

J’aimerais connaître votre point de vue là-dessus. Comment avez-vous défini votre identité pour vos créations ? De quelle façon vous démarquez-vous avec votre contenu ?

Comment créer des GIFs sur Photoshop

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Les GIFs sont présents un peu partout lorsque vous naviguez sur le web : qu’ils soient drôles, absurdes, émouvants, qu’il s’agisse de photos animées, de dessins,… vous pouvez lui donnez n’importe quelle forme !ailleurs_animation_finale

Ce format vous permet d’exprimer une idée simple en quelques images.
Et c’est justement l’intérêt : raconter une histoire très courte et observer son impact.

Différents outils sont à votre disposition pour créer des GIFs. Ici je vous expliquerai techniquement comment le réaliser avec Photoshop mais rappelez-vous que ce sont les principes fondamentaux que vous devez comprendre.

Vous pourrez vous adapter à différents outils ensuite.

Dans cette vidéo je vous explique pas à pas comment réaliser votre tout premier GIF (vous trouverez ce rapide tutoriel entre 2:20 et 5:40) puis vous suivrez en détail la création du GIF que vous avez vu un peu plus haut.

Un GIF suit les mêmes principes que n’importe quel type d’animation : ce sont plusieurs images qui défilent les unes après les autres pour créer l’illusion du mouvement.

Et ce format court peut servir d’entraînement très efficace et être un projet à petite échelle pour tester des idées d’animation. La courte durée n’est pas une obligation, vos GIFs peuvent être plus longs. C’est un choix que vous allez faire.

Pour des premiers exercices je vous conseille de rester dans un format court. Les histoires courtes sont d’excellents moyens de tester votre capacité à raconter une histoire par l’image, connaître votre niveau en terme technique et créatif.


Bref, c’est un conseil : ne lancez pas d’énormes productions lors de vos premiers essais, le but est de vous entraîner et d’apprendre pas à pas.

La création d’un GIF un peu plus compliqué qu’une simple forme qui traverse l’écran peut se voir comme une mini-production de film.

Vous pouvez écrire votre histoire en quelques lignes.
Restez simple, rappelez-vous que ce format est souvent vu rapidement et vite perdu dans une masse d’autres informations. Alors dans votre animation allez à l’essentiel (sauf si c’est volontaire de créer la confusion).

Ne gardez que les éléments visuels absolument nécessaire à la compréhension et à la mise en place de l’effet que vous recherchez.

Faites un petit story-board, des croquis rapides pour définir votre idée visuellement. Puis passez à la phase d’animatique, en réalisant un premier GIF « modèle », qui permet déjà de raconter ce que vous voulez raconter, de connaître la durée de chacune de vos images.

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Et ensuite, étape par étape, vous allez ajouter les éléments finaux des personnages, des décors, des couleurs,… jusqu’à arriver à l’animation finale.

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Le soucis principal avec les GIFs complexes sur Photoshop étant le nombre important de calques qui vont s’accumuler. Ce n’est donc pas l’outil idéal pour réaliser une animation.

Un aperçu de la zone de travail dans Photoshop
Un aperçu de la zone de travail dans Photoshop

Si vous avez un logiciel d’animation, vous pouvez travailler directement dessus puis ensuite exporter votre travail au format GIF. Vous pouvez le faire sur TVPaint ou sur Flash, par exemple, ou sur n’importe quel logiciel qui vous donnera un meilleur confort de travail lorsque vous animez.

Le GIF a comme autre avantage de se propager très facilement : c’est un format court, léger, qui se partage simplement sur les blogs, sites et réseaux sociaux.

Vous devez alors prendre ce contexte de lecture en compte : gardez une résolution raisonnable pour permettre le chargement rapide de votre animation dans les navigateurs et demandez-vous comment capter l’attention à travers votre animation.

Si votre histoire fonctionne et crée une émotion, vous pouvez être sûr qu’elle va se répandre très rapidement.

Dans tous les cas vous passerez rapidement à d’autres histoires !

Faites-le maintenant !

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Je me suis rendu compte, juste avant d’écrire cet article, que je me restreins moi-même dans ma productivité. Beaucoup.

Mais je fais de mon mieux pour améliorer cela, la preuve : vous lisez ces lignes.

 

Procrastination ?

 

Sujet beaucoup abordé un peu partout, en article, en vidéo… la procrastination est je pense l’une des principales causes de notre non-progression, notre ambition restreinte, et donc de notre situation lorsque celle-ci ne nous plaît pas autant qu’on le voudrait.

Petite précision : la procrastination est le fait de remettre quelque chose au lendemain. Le fameux « je ferai ça plus tard » ou « pas d’inquiétude, j’ai le temps ». Qui aboutit le plus souvent à… rien du tout, c’est bien ça le problème.

Je reviendrai sur cet ennemi que nous avons tous, mais ce n’est pas réellement le sujet de cet article.

Il ne s’agit pas vraiment de procrastination ici. Plutôt du concept de « bon moment ».

 

Ne ratez pas le « bon moment »

 

Soyons clairs : le moment parfait pour accomplir quelque chose n’existe certainement pas. Ou, s’il existe, c’est tout simplement maintenant (si nous pensons que la perfection existe, autant qu’elle serve à se bouger et agir).

Ce « bon moment » dont je parle est la courte période durant laquelle votre enthousiasme pour une idée, pour un projet, est à son maximum. Et souvent il se trouve que c’est au moment où l’idée arrive.

Vous savez, ce sursaut d’excitation et de motivation lorsqu’une idée vous vient, que vous la trouvez géniale et que vous avez hâte de la voir se matérialiser.

Bonne nouvelle : c’est maintenant que vous allez la matérialiser !

Le risque, si vous lassez passer cette idée,que vous la notez seulement (si vous êtes excité par une idée et que vous ne la notez pas je pense que c’est clairement une erreur), c’est de la mettre de côté trop longtemps et dans ce cas :

– Vous trouvez l’idée mauvaise lorsque vous y revenez, donc vous ne la testez même pas.
– Vous n’avez plus cette flamme de départ et cette motivation de la nouveauté lorsque vous y revenez.

Le conseil sera bref : Lorsque vous avez une idée, de vidéo, d’article, d’image, de scène, d’histoires,… Mettez-là en place le plus rapidement possible. Si vous le pouvez, tournez votre vidéo dans l’instant, écrivez votre histoire, réalisez vos premiers croquis… Si c’est un projet court faites-le directement, si c’est un projet plus long faites les premiers pas dès maintenant.

Objectif : Vous servir de la motivation qu’engendre la nouveauté, de cette excitation de la nouvelle idée, et la transformer en productivité !

Vous aurez alors plus de facilité à vous lancer dans des projets et à matérialiser vos idées. Les bonnes idées donneront du contenu de qualité, les moins bonnes idées seront identifiées rapidement et vous ne les aurez plus dans un coin de la tête…

Alors pourquoi attendre ?

Une idée ? Lancez-la MAINTENANT.

Comment créer du contenu régulier

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Si votre objectif est de créer, de partager ce que vous faites, et de fédérer un maximum de personnes intéressées par vos créations, l’un des points fondamentaux est la régularité.

Ces 7 derniers mois, j’ai publié 17 articles sur ce blog et plus de 60 vidéos sur ma chaîne YouTube.

L’objectif était d’avoir un article de blog chaque semaine (ce pour quoi j’ai eu un peu de mal) et au moins une nouvelle vidéo chaque semaine (défi plus que réussi !)

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Un aperçu de ma chaîne

2016-01-31_11h18_44Sur les plus de 100 vidéos que compte ma chaîne, plus de la moitié a été créée ces 7 derniers mois alors que ma chaîne existe depuis 6 ans. Et ce n’est pas par hasard.

               

Alors comment se considérer ? Comme un Youtubeur ? Un blogueur ? Non. Je me présente comme un créateur de contenu.

La différence fondamentale est que « créateur de contenu » n’est pas associé à une plateforme de diffusion particulière. Ce n’est pas lié à tel ou tel site, mais à une compétence que vous allez développer :

Celle de produire du contenu, le diffuser et fédérer une audience sur un sujet qui vous passionne.

Si cela vous intéresse, c’est justement ce dont nous allons parler maintenant.

 

L’importance de la régularité

Lorsque vous créer du contenu régulièrement, vous développez deux points.

 

1. Développez vos compétences personnelles

D’abord au point de vue personnel cette régularité sera votre pratique, votre entraînement, votre passage à l’action.
Réfléchir en permanence sur vos sujets de création vous permet de développer vos compétences dans ce domaine, et de ne pas vous perdre.

La suite logique est que cela vous permet d’apprendre plus rapidement et plus efficacement : en partageant régulièrement vos idées, vos expériences, vos concepts ou méthodes, vous allez devoir expliquer ce que vous faites à d’autres personnes.

Ainsi vous n’êtes plus seulement un créateur, vous devez être capable de rendre ce que vous faites attrayant.

L’intérêt ? Vous devez réfléchir davantage à ce que vous faites, à pourquoi vous le faites, et à comment le transmettre.

Vous allez comprendre davantage vos intentions, ce que vous appréciez faire, ce que vous n’appréciez pas… un vrai compte-rendu en temps réel de votre « pourquoi ».

 

2. Rassemblez autour de vos créations

En étant présent régulièrement auprès des personnes qui vous suivent, vous allez créer un certain lien avec ces personnes. Si elles sont passionnées par les mêmes domaines que vous, elles vont se sentir concernées et inspirées par ce que vous créez. Prenez les devants, présentez de manière honnête ce que vous faites, expliquez vos bons moments comme les mauvais.

Il est important de ne pas essayer de paraître parfait.

Soyez vrai, partagez votre passion, et de plus en plus de monde va vous suivre pour voir comment vous évoluez.

Passons maintenant à la pratique.

 

Comment créer régulièrement?

En matière de régularité, le « secret » qui n’en est pas vraiment un tient en deux mots : habitude et autodiscipline.

Ces deux mots peuvent faire peur, surtout le mot « autodiscipline ». Ne voyez pas cela comme négatif, c’est au contraire votre motivation pour ce qui vous passionne qui va créer cette autodiscipline.

Vous voulez y arriver et vous passez à l’action chaque jour pour cela ? Voilà ce qu’est l’autodiscipline.

Pour cette partie pratique, je parlerai de trois concept-clés : la prise de notes, la planification et l’ancrage.

La prise de notes

J’ai publié une vidéo sur le sujet, qui était d’ailleurs la première de l’année 2016 :

Prendre l’habitude de noter toutes vos idées au moment où elles viennent permet d’éviter d’avoir à chercher des idées juste avant de parler ou d’écrire : vous n’avez qu’à piocher dans la masse d’idées qui se trouvent dans vos notes.

Faites en sorte d’avoir plus d’idées que de temps pour les réaliser.

 

La planification

 
Si vous voulez créer et diffuser régulièrement, vous voulez aussi éviter de vous mettre la pression en vous disant « Ma vidéo doit sortir demain et je n’ai encore rien fait ! Aaaaah ! ».

Alors ce conseil est fondamental lui aussi : prenez de l’avance.

Dans le cadre de vidéos ou d’articles qui n’ont pas un rapport direct avec l’actualité ou votre actualité immédiate, vous pouvez vous permettre d’écrire et de produire des vidéos bien avant leur sortie.

A force de pratique, je me suis dit que mon but est d’avoir toujours une semaine de contenu d’avance (c’est un objectif, ce n’est pas grave s’il n’est pas toujours atteint, ne vous rendez pas malade non plus si vous n’avez pas tout en avance.)

Pour les publications sur ma chaîne, j’ai commencé par créer une vidéo chaque vendredi. Ce n’était pas évident du tout, je produisais la vidéo le jour même de sa sortie ou la veille, et je passais une journée complète à la réaliser.

Puis au fil des mois je me suis mis à sortir deux vidéos par semaine, une le vendredi et une le mardi. Ce qui était un test est devenu une habitude et ma nouvelle fréquence de publication. Je réalisais mes vidéos quelques jours avant leur sortie la plupart du temps.

Et désormais je commence à être rôdé dans la création de vidéo puisque je diffuse une vidéo chaque mardi, chaque vendredi et chaque dimanche. Je m’arrange pour avancer un maximum le weekend pour la vidéo du dimanche et les deux suivantes.

Sachez aussi que le contenu n’est pas aléatoire et qu’il peut être adapté à différentes attentes selon les jours :

  • le mardi c’est une vidéo conseil/motivation/productivité.
  • le vendredi c’est une vidéo sur la création de dessin, d’images, des exercices, des démonstrations…
  • le dimanche c’est le « bilan de la semaine », où je parle de ce qu’il s’est passé d’intéressant ces derniers jours.

 

Quant à l’article de blog, je m’habitue à en écrire par semaine, ce qui me prend environ 2 h, et mon défi est de ne plus l’écrire juste avant sa sortie mais de prévoir plusieurs articles en amont pour pouvoir les diffuser quand je le souhaite.

 

Ancrez votre contenu dans votre quotidien

 
Le meilleur moyen de vous décourager dans vos créations est de rendre cela contraignant. SI vous voyez votre article de la semaine, votre vidéo du jour ou votre illustration du mois comme une obligation, parce qu’il faut être régulier… ça risque de vous démoraliser et surtout de placer un mur gigantesque entre votre contenu et votre quotidien.

Un moyen efficace de créer ce contenu est d‘avoir pour point de départ votre quotidien, votre manière de créer.

D’où l’intérêt de parler de vos habitudes, de vos méthodes, et de ce qui vous différencie des autres.

Enregistrez la création de vos images, vos phases d’écriture, vos observations, la création de votre musique…

Le contenu se trouve dans ce que vous faites habituellement, vous n’avez pas besoin de placer une barrière entre votre quotidien créatif et votre contenu : partager ce que vous faites, ce que vous auriez fait s’il n’y avait pas une caméra devant vous, s’il  n’y avait pas d’article à écrire…

Servez-vous de ce quotidien créatif ! Tout est là, dans vos journées.

Conclusion : Pratiquez !

 

Cherchez à évoluer vers du meilleur contenu, de meilleures créations, toucher un public plus large et plus intéressé que jamais.
Cette régularité va vous permettre de devenir de plus en plus à l’aise, que ce soit à l’écriture, devant une caméra, ou devant une feuille de papier avec votre crayon.

Vous pourrez aussi optimiser votre temps de création : créer du meilleur contenu en moins de temps chaque semaine ou encore créer plus de choses dans le même temps qu’à vos débuts.

Pour conclure cet article, je vous propose une autre vidéo que j’ai publié où je parle de la pratique via l’exemple de ma chaîne. Vous allez voir, rien n’est dû au hasard :

 

Si cet article vous est utile, laissez un commentaire pour qu’on puisse discuter, et partagez-le autour de vous !

Le Garçon et la Bête : le dernier film de Mamoru Hosoda

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Connaissez-vous Mamoru Hosoda ? Il y a quelques semaines je ne le connaissais pas, du moins pas directement. J’avais entendu parler de ses films, eu le dvd d’un de ses long-métrages plusieurs fois en main… Mais je n’avais jamais regardé l’une de ses créations.

Et il y a peu j’ai vu son film Les Enfants Loups Ame et Yuki, puis son dernier film au cinéma : Le Garçon et la Bête.

Comment dire… c’est un grand réalisateur à suivre !

Filmographie

Mamoru Hosoda
Mamoru Hosoda

Mamoru Hosoda est un réalisateur japonais avec un parcours intéressant : recalé lorsqu’il tente d’entrer dans l’institut de formation du fameux studio Ghibli, il travaille par la suite dans le studio Toei animation. Il participe à des séries comme Dragon Ball Z, réalise un long-métrage adapté de la série Digimon et le studio Ghibli l’approche après qu’il ait réalisé un spot publicitaire pour Louis Vuitton : il est alors le potentiel réalisateur du Château Ambulant… Mais il sortira du projet suite à des problèmes avec le studio.
Il travaille ensuite seul, puis chez le studio Madhouse où il réalise La Traversée du temps. Il fonde ensuite son studio, le studio Chizu, où il réalise Summer Wars, Les Enfants Loups et L’Enfant et la bête.

 

 

Dans ces quatre films il va exploiter des thèmes qui lui sont chers, maîtrisant la mise en scène pour nous faire entrer dans ses histoires qui, bien que teintées de fantastique, sont rudement ancrées dans le réel.

Hosoda parle de la famille, de l’impact de nos décisions, de rêves poursuivis, de manque, de nature, d’incompréhension, de la différence… Le tout servi par une animation soignée et une narration qui se veut adulte et qui ne compte pas épargner les scènes dérangeantes aux plus jeunes. Ce sont des histoires qui forgent.

Et son dernier film est de la même trempe.

Le Garçon et la Bête

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Le film conte l’histoire de Ren, jeune garçon ayant perdu sa mère et n’ayant plus trace de son père. Il doit vivre avec des membres du reste de sa famille, mais il décide de prendre sa vie en main et de se débrouiller seul. Il est alors aperçu par Kumatetsu, une Bête en vadrouille dans le monde des humains à la recherche d’un disciple.

 

 

Je m’arrête là, car je ne voudrais pas que vous en sachiez trop avant d’aller voir le film. Je n’avais aucune idée de l’histoire du film avant d’y aller, et c’était d’autant plus appréciable, je pense !

L’histoire est simple, efficace et prenante. La mise en scène est virtuose et sait prendre son temps.

Dans les films de Hosoda je me suis surpris à apprécier les plans de silence, où l’action se poursuit quelques instants, où la caméra se déplace lentement… Ce sont ces moments qui mettent en place l’atmosphère, font durer un instant de tension, offrent le temps au spectateur de réfléchir à la situation, ou tout simplement décident de ne pas supprimer les silences du quotidien.


Il est intéressant d’observer l’évolution de la mise en scène et de la narration de Mamoru Hosoda au fil de ces films, qui traitent tous des mêmes thèmes, continuellement, mais chacun par un prisme différent.
Il y a beaucoup à apprendre de sa mise en scène, et de sa manière de conter un récit.

Je précise également que les films de Hosoda savent utiliser la technologie disponible aujourd’hui pour la mettre au service de l’histoire. Certains plans sont réalisés en images de synthèses, certains mouvements de caméra le sont, et des incrustations sont parfois discrètement présentes pour offrir des visuels très riches mais qui n’en font pas trop.

La structure de la mise en scène est donc autant à étudier que les images elles-mêmes, que l’animation et que les techniques utilisées.

Je vous conseille également de voir les films en version originale. J’essaie au maximum de voir les films de cette façon. C’est le meilleur moyen d’avoir accès à la version conçue par les créateurs, et aussi d’avoir un aperçu de la façon qu’ont les comédiens d’interpréter les personnages dans les films issus d’une culture différente de la nôtre.

Pour finir je vous propose de voir une vidéo de l’Ermite Moderne, qui conseille lui aussi fortement de voir Le Garçon et la Bête et de s’intéresser à l’œuvre de Mamoru Hosoda :

J’espère que cet article pourra vous donner envie de découvrir ces films ! Partagez vos avis dans les commentaires.

Avez-vous vu ces films ? Qu’en pensez-vous ?

Courez en salle voir le Garçon et la Bête et parlons-en !

-Benjamin-

Comment différencier bonne et mauvaise critique

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Les critiques… Voilà un sujet intéressant à aborder. C’est un point fondamental dans la vie d’un créatif (et même dans la vie en général) puisqu’il faut savoir différencier les critiques qui nous font avancer et les autres. Dures à encaisser ou non, une bonne critique doit être constructive, on y revient toujours.

C.est Shawn Kelly, co-fondateur de l’école d’animation en ligne Animation Mentor qui a déclenché l’écriture de cet article grâce à cette vidéo :

Cet article retranscrit des idées expliquées par Shawn dans cette vidéo, mais j’essaie également d’ajouter des exemples ou des réflexions. Ce n’est donc pas une simple traduction, bien que cette vidéo soit la base principale de cet article.

Dans cette vidéo Shawn parle de son domaine : l’animation.
Les exemples pris sont précisément adressés à des animateurs, en particulier ceux qui font partie d’un projet dont ils ne sont pas responsables (avec donc quelqu’un qui les supervise, lui-même souvent supervisé par un réalisateur, etc…).

Mais cela peut s’appliquer également à des projets en petits groupes, voire à des projets solos comme nous allons le voir.

 

Le contexte

Votre façon d’appréhender une critique dépend du contexte de votre projet, de ce qui est critiqué, et de la personne qui émet la critique.

Shawn décrit très justement le fait que sur des projets comme des projets de films ou de jeux « vous êtes au service d’un réalisateur, vous l’aidez à atteindre sa vision« .

Je n’ai pas encore eu ce genre de situation à gérer, puisque je n’ai encore jamais eu de travail en commande, ou été membre d’un projet de collaboration concret en tant membre d’une équipe.

Mais c’est une réflexion à se faire dans ces cas-là, et je pense que c’est une leçon qui pourra m’être très utile dans le futur, et certainement l’être pour vous aussi.

L’intention

 

Ensuite faire attention à l’intention que vous portez (ou que le projet en lui-même porte) face à celle qui vient de cette critique.

Si cette critique implique que votre personnage, votre histoire, votre image… s’éloigne de son but original et contredit le reste, ne la prenez pas en compte. Elle n’est pas mauvaise en soi mais dans ce cadre elle nuit à la cohérence globale de la création.

Une critique doit avoir pour but de rendre votre création meilleure. Faites la différence entre ce qui rend votre création meilleure, ce qui la rend moins bonne, et ce qui la rend seulement différente.

A ce moment Shawn parle d’améliorer « le plan », puisqu’il faut savoir que des plans sont confiés aux animateurs, le nombre de plans qu’un animateur anime dépendant de la complexité des plans, du projet, du nombre de personnes dans l’équipe…

Mais appliquez cela à toutes vos créations : une critique qui déplace votre intention de départ ailleurs n’est pas bonne, sauf si vous trouvez que ce changement de direction est pertinent et que vous créez quelque chose de différent par déclic.

Qui émet la critique ?

Parfois une critique vient d’une personne qui a besoin de dire quelque chose à ce moment, qui s’y sent obligé.

Shawn prend l’exemple de la réunion de l’animateur, du superviseur, du monteur, du producteur… où selon lui chacun justifie sa présence en disant quelque chose. Cela peut donner des bons commentaires et des retours enrichissants comme des mauvaises critiques.

Dans le cadre de projets plus personnels, seul, en petit groupe… il peut s’agir de remarques de votre entourage par exemple.

Vous demandez à votre ami de vous donner son avis sur votre animatic, et celui-ci n’a peut-être simplement rien à en dire. Pourtant si vous l’y poussez il va peut-être dire que l’histoire lui fait penser à telle ou telle autre, ou que le personnage aurait pu être comme ceci ou comme cela. Ce qui peut ne pas vous avancer, puisque votre personnage est peut-être définitif et votre histoire ne pas bouger.

Si vous vouliez des remarques sur des incohérences de plans, de montage… et que la personne ne s’y connaît pas dans ce domaine, c’est un peu comme demander à un néophyte ce qu’il pense du fonctionnement d’un appareil électronique. C’est possible qu’il remarque quelque chose qui coince, quelque chose de vraiment frappant et qui doit être corrigé. Mais difficile pour lui de vous expliquer comment faire mieux à tel ou tel endroit. (J’ai peur de me perdre dans cette comparaison, j’espère être clair… ahah)

A certains moments vous êtes obligés d’appliquer certaines critiques. La critique d’un superviseur n’est pas un conseil, mais c’est plutôt une commande, une demande d’amélioration. A ce moment, que vous soyez d’accord ou non importe peu… Vous devez concrétiser la demande, c’est votre travail.

Mais lors de situations comme l’exemple que j’ai donné plus haut, vous n’êtes pas obligés de faire ce que la personne vous dit de faire. Et à ce moment la question se pose : « Dois-je le faire ?« 

Le meilleur moyen de trancher est alors de demander leur avis à davantage de personnes : si cet aspect revient régulièrement, c’est certainement que quelque chose bloque et qu’il y a des éléments à revoir.
Comme on l’a vu avec l’animatic, présenter son travail à un maximum de personnes permet de recueillir des avis et de recouper ceux qui sont les plus pertinents pour appliquer les corrections nécessaires et améliorer votre création !

Le conseil-clé donné par Shawn Kelly est simple : si lorsque vous entendez une critique le déclic ne se fait pas, que vous ne vous dites pas immédiatement « Mais oui ! C’est ça qu’il faut faire ! C’est évident ! »… C’est que vous devez demander à plus de monde.

En conclusion

 

Si une personne dit quelque chose :c’est son avis.

Si deux personnes le disent : il y a probablement quelque chose à en tirer.

Si les trois personnes à qui vous demandez un avis soulèvent le même point : il faut agir et corriger le tir !
Vous n’êtes peut-être pas sûr de vouloir le changer mais c’est surement ce qu’il y a de mieux à faire pour le bien de ce projet. Sauf évidemment si cela va à l’encontre de ce que vous voulez transmettre, si cela devient un projet différent du vôtre.

Et vous ? Quel est votre rapport à la critique ? Comment réagissez-vous ? Comment faites-vous la différence entre les critiques qui vous servent et les autres ?

Laissez un commentaire et nous pourrons en discuter !

– Benjamin –

 

 

 

 

L’incroyable studio LAIKA

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Cette semaine j’aimerais discuter avec vous des studios Laika, qui sont pour moi (et pour d’autres, évidemment) parmi les plus grands créateurs de film d’animation du monde depuis maintenant 10 ans.

La bande-annonce de leur prochain film Kubo and the Two Strings est sortie récemment, c’est donc l’occasion de revenir sur ce studio inspirant, qui je pense peut vous émerveiller vous aussi.

 

Le studio a fêté il y a peu son 10ème anniversaire, mais leur premier long-métrage d’animation est sorti en 2009. Il s’agit de Coraline, film réalisé par Henry Sellick (qui avait déjà réalisé entre autres le on ne peut plus culte Étrange Noël de Mr Jack ainsi que James et la Pêche Géante).

Si vous avez vu ce film il vous a peut-être émerveillé autant que dérangé, par ces personnages troublants et son ambiance par moment très angoissante. Ce film étant l’adaptation d’un livre de Neil Gaiman, grand raconteur d’histoires que je vous invite à découvrir, ce n’est pas étonnant que le film garde cette atmosphère.

C’est donc avec Coraline que j’ai découvert ce studio et que j’ai été inspiré, au-delà de leurs histoires, par le travail gigantesque qui se cache derrière chaque image et la magie qui en découle.

Nous avons déjà parlé de l’animation 2D et légèrement de l’animation 3D avec l’animatic, mais ici nous abordons la technique du stop-motion.

Le stop-motion est une technique d’animation assez incroyable puisque l’animation est ici créée physiquement ! Les décors sont construits, les personnages sont des marionnettes parfois très sophistiquées et chaque détail, jusqu’au plus infime, est fabriqué par un artiste du studio.

Je vous parle souvent de l’inspiration donnée par les reportages « dans les coulisses » des films. Et avec les studios Laika vous avez de quoi être ébloui à travers les vidéos qui présentent leur travail. J’ai commencé à en regarder il y a plusieurs années et elles m’inspirent toujours autant.

Le film qui m’a davantage marqué est le suivant : Paranorman (ou l’Étrange pouvoir de Norman en français, ce qui rend moins bien alors que le titre original fonctionne aussi en français, mais passons…). Réalisé par Sam Fell et Chris Butler, Paranorman est sorti en 2012, et c’est le premier film des studios Laika que j’ai pu voir au cinéma :

Cette fois-ci j’étais littéralement conquis : des personnages attachants, une ambiance à la Spielberg à certains moments, des zombies, une histoire touchante et des visuels incroyables…

Je me suis immédiatement renseigné sur sa création et j’ai alors compris à quel point ce studio est ambitieux. Leur but, comme expliqué sur leur site, est d‘allier une technique presque aussi ancienne que le cinéma lui-même (l’animation image par image) avec les technologies les plus avancées.

Dans Paranorman les centaines de visages des personnages, utilisés pour animer leurs dialogues, prenant en compte chaque syllabe, dans différentes expressions, ont été modélisées sur ordinateur puis imprimées avec des imprimantes 3D pour obtenir cette incroyable finesse dans l’animation des personnages. C’est en cela que Laika se trouve en tête des studios de stop-motion actuels, avec le studio Aardman dont on parlera peut-être plus tard, puisqu’ils racontent des histoires universelles et touchantes à travers des visuels hallucinants.

Je vous présente ici quelques vidéos (en anglais toujours, je n’ai pas trouvé de version sous-titrée) des coulisses de la création de Paranorman.

 

 

Alors ? Vous n’êtes pas impressionné par ce travail de titan ?

C’est là toute la magie de l’animation, à mon avis. Un travail gigantesque (d’autant plus visible dans ce type de production) au service d’une histoire. Le spectateur ne sait pas forcement tout ce qui amène à la création de ce genre de films et se laisse transporter par la beauté de cette animation. Les personnages sont réellement vivants, ils existent bel et bien et évoluent dans de vrais décors. C’est assez fou de voir un animateur passer des journées entières à manipuler une marionnette à laquelle ils donnent vie.

Cette perfection apportée à l’animation et à absolument tous les détails de l’image s’est retrouvée décuplée dans leur production suivante, les BoxTrolls, réalisé en 2014 par Graham Annable et Anthony Stacchi:

Décidément leurs films sont de plus en plus incroyables visuellement et celui-ci m’a beaucoup plu ! Bien que l’histoire m’ait moins touchée que celle de Paranorman, mais je pense que le fait qu’il y ait un jeune garçon geek qui voit des fantômes et qui rencontrent des zombies y est pour beaucoup.

Autant vous dire que leur prochain film figure dans mes grandes attentes cinéma de l’année 2016.

Vous avez pu voir quel travail ces films représentent et la passion folle qu’ont leurs créateurs. Sachez pourtant que leurs films n’ont pas de grands succès en salle, comme par exemple Paranorman qui n’a réuni que peu de monde en France en 2012 et n’est pas resté longtemps à l’écran. Je trouve que c’est bien dommage que le public n’accorde pas plus d’importance à ces films, qui deviennent pourtant cultes dans le milieu de l’animation mais qui ne sont pas assez visibles à leur sortie.

Avant de finir cet article, je vous invite à voir ci-dessous les différents DVD et Blu-ray du studios Laika pour découvrir ou redécouvrir ces merveilleux films.

Je vous rappelle que ce sont ici des liens affiliés et que vous pouvez si vous le souhaitez m’aider financièrement en achetant des films via ces liens :

Si cet article vous a plu, qu’il vous a permis de découvrir les studios Laika, si vous avez déjà vu ces films, qu’ils vont ont inspirés… la zone commentaires est là pour qu’on discute de tout cela !

Merci pour votre lecture, il y aura certainement d’autres articles sur des studios ou des films en particulier qui m’inspirent et peuvent vous inspirer également à créer vos image et raconter vos histoires…

A bientôt !

– Benjamin –