Vous arrivez maintenant à la dernière phase de votre pré-production.

La pré-production s’arrête lorsqu’on vous avez une version complète et définitive de votre film, plus ou moins basique selon le degré de complexité de votre animatic.

Cette fois vous devez finaliser votre histoire, votre mise en scène… pour démarrer sereinement la production concrète de ce que vos spectateurs verront sur leur écran.

J’appelle cette étape l’animatic mais dans les reportages, vidéos, interviews que j’ai lu et vu… apparaissaient aussi les termes story-board animé, storyreel, pré-visualisation 2D, pré-visualisation 3D… On peut l’écrire également animatique, mais j’ai l’habitude d’écrire animatic donc nous dirons cela pour la suite de l’article.

Pourquoi faire un animatic ?

Pour faire simple dites-vous que l’animatic est la pré-visualisation de votre film. Un montage qui correspond à ce que vous recherchez en terme de rythme. Qui vous permet d’avoir un contrôle sur la durée, la pertinence de vos transitions entre les plans… Bref, une version pouvant être regardée sans soucis de compréhension. Une base complète qui sert de référence pour la suite.

L’intérêt principal est de regarder le film comme un spectateur et surtout le présenter à vos premiers spectateurs pour recueillir leurs avis et corriger certains éléments en conséquence.

C’est une méthode ultra efficace : les corrections peuvent être nombreuses, les modifications peuvent être rapides à mettre en place, et ça ne coûte pas très cher puisque les visuels et sons peuvent être rudimentaires.

Vous avez donc là un processus rapide pour voir plusieurs versions et observer l’effet réel de votre film.

Comment faire un animatic ?

Pour la façon de faire, c’est assez libre et tout dépend du temps et de l’énergie que vous souhaitez mettre dans cette étape.

Rappelez-vous de ce que nous avions vu à l’étape du story-board : vous pouvez faire plus ou moins simple tant que vous vous faites comprendre.Mais ici vous allez montrer votre montage à d’autres personnes, même s’il s’agit d’un projet solo.

Posez-vous régulièrement la question : « Mon histoire est-elle compréhensible ? Ma narration est-elle cohérente ? »

L’animatic peut être réalisé de plusieurs manières, techniquement parlant. Un storyreel assez simple à mettre place consiste à simplement assembler les cases de storyboard dans un logiciel de montage. C’est ce que j’ai fait pour LAPS.

Quelques exemples

C’est aussi ce qui est le plus souvent utilisé dans les films d’animation chez Pixar et Dreamworks. Comme par exemple pour Dragons (How to Train your Dragon en version originale) :

Mais certains animatics sont également réalisés en images de synthèses, sans passer nécessairement par un story-board abouti. Je vous présente un exemple intéressant avec la prévisualisation 3D de la Guerre des Mondes de Steven Spielberg.

Ou encore l’exemple de la prélogie Star Wars. Les scènes d’action furent pensées directement sur ordinateur dans un environnement de synthèse.

Et au passage, voici un documentaire intéressant sur l’importance de la pré-visualisation à Hollywood. Réalisé par Haroun Saifi à l’Ecole Louis Lumière de Paris.

Bien sûr une énorme production avec des mouvements sophistiqués de caméra et des centaines de plans, avec un animatic en images de synthèses, etc, n’est de toute manière pas conseillée pour un premier projet.

Pensez simple et efficace. Faites-vous la main sur de petits projets qui tiennent la route. Plutôt que vous perdre sur des projets trop ambitieux pour le moment (vous vous souvenez de Bad Day ?)

Une fois que l’animatic est fait

Peu importe la manière dont vous créez votre animatic. Il faut ensuite le présenter à un maximum de personnes pour avoir des avis. Votre famille, vos amis, des personnes qui s’intéressent beaucoup au cinéma et d’autres qui pourront vous donner un avis de « spectateur non averti »… Tous les avis sont bons apprendre puis à vous de savoir quels avis utiliser et que corriger pour arriver au film qui vous plaît et fonctionne.

Maintenant vous avez une version complète de votre film. Vous l’avez présentée à votre entourage. Vous avez corrigé les erreurs que vous vouliez corriger… La production va pouvoir démarrer et votre film va se créer concrètement !

– Benjamin –


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