Connaissez-vous Mamoru Hosoda ? Il y a quelques semaines je ne le connaissais pas, du moins pas directement. J’avais entendu parler de ses films, eu le dvd d’un de ses long-métrages plusieurs fois en main… Mais je n’avais jamais regardé l’une de ses créations.

Et il y a peu j’ai vu son film Les Enfants Loups Ame et Yuki. Puis son dernier film au cinéma : Le Garçon et la Bête.

Comment dire… c’est un grand réalisateur à suivre !

Filmographie

Mamoru Hosoda animation

Mamoru Hosoda est un réalisateur japonais avec un parcours intéressant. Recalé lorsqu’il tente d’entrer dans l’institut de formation du fameux studio Ghibli; Il travaille par la suite dans le studio Toei animation. Puis participe à des séries comme Dragon Ball Z. Avant de réaliser un long-métrage adapté de la série Digimon et le studio Ghibli l’approche après qu’il ait réalisé un spot publicitaire pour Louis Vuitton : il est alors le potentiel réalisateur du Château Ambulant… Mais il sortira du projet suite à des problèmes avec le studio.
Il travaille ensuite seul, puis chez le studio Madhouse où il réalise La Traversée du temps. Il fonde ensuite son studio, le studio Chizu, où il réalise Summer Wars, Les Enfants Loups et L’Enfant et la bête.

Dans ces quatre films il va exploiter des thèmes qui lui sont chers. Maîtrisant la mise en scène pour nous faire entrer dans ses histoires qui, bien que teintées de fantastique, sont rudement ancrées dans le réel.

Hosoda parle de la famille, de l’impact de nos décisions, de rêves poursuivis, de manque, de nature, d’incompréhension, de la différence… Le tout servi par une animation soignée et une narration qui se veut adulte et qui ne compte pas épargner les scènes dérangeantes aux plus jeunes. Ce sont des histoires qui forgent.

Et son dernier film est de la même trempe.

Le Garçon et la Bête

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Le film conte l’histoire de Ren, jeune garçon ayant perdu sa mère et n’ayant plus trace de son père. Il doit vivre avec des membres du reste de sa famille, mais il décide de prendre sa vie en main et de se débrouiller seul. Il est alors aperçu par Kumatetsu, une Bête en vadrouille dans le monde des humains à la recherche d’un disciple.

 

Je m’arrête là, car je ne voudrais pas que vous en sachiez trop avant d’aller voir le film. Je n’avais aucune idée de l’histoire du film avant d’y aller, et c’était d’autant plus appréciable, je pense !

L’histoire est simple, efficace et prenante. La mise en scène est virtuose et sait prendre son temps.

Pourquoi j’aime les films de Mamoru Hosoda

Dans les films de Hosoda je me suis surpris à apprécier les plans de silence. Lorsque l’action se poursuit quelques instants. Lorsque la caméra se déplace lentement… Ce sont ces moments qui mettent en place l’atmosphère, font durer un instant de tension, offrent le temps au spectateur de réfléchir à la situation, ou tout simplement décident de ne pas supprimer les silences du quotidien.


Il est intéressant d’observer l’évolution de la mise en scène et de la narration de Mamoru Hosoda au fil de ces films. Ils traitent tous des mêmes thèmes, continuellement, mais chacun par un prisme différent.
Il y a beaucoup à apprendre de sa mise en scène, et de sa manière de conter un récit.

Les films de Hosoda savent utiliser la technologie disponible aujourd’hui pour la mettre au service de l’histoire. Certains plans sont réalisés en images de synthèses, certains mouvements de caméra le sont aussi. Des incrustations sont parfois discrètement présentes pour offrir des visuels très riches mais qui n’en font pas trop.

La structure de la mise en scène est donc autant à étudier que les images elles-mêmes, que l’animation et que les techniques utilisées.

Je vous conseille également de voir les films en version originale. J’essaie au maximum de voir les films de cette façon. C’est le meilleur moyen d’avoir accès à la version conçue par les créateurs. Et aussi d’avoir un aperçu de la façon qu’ont les comédiens d’interpréter les personnages dans les films issus d’une culture différente de la nôtre.

Bonus

Pour finir je vous propose de voir une vidéo de l’Ermite Moderne. Il conseille lui aussi fortement de voir Le Garçon et la Bête et de s’intéresser à l’œuvre de Mamoru Hosoda :


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